Bio

Mat-bioJe suis petit, blond, et j’ai une coupe au bol.
Mon Papa anglais écoute Bob Dylan et joue ses propres chansons; ma Maman Sétoise écoute Brassens et l’homme à tête de choux.
Nous sommes à la grande époque des cassettes audio, mais j’aime regarder tourner ces disques noirs que mes parents lavaient après la vaisselle quand ils habitaient Montréal.

Coup de tondeuse.
Je suis ado quand une des 6 chaînes propose « Rap Line » et diffuse les premiers morceaux de rap français. Je succombe au déluge sonique de « Fear of a black Planet », découvre Gangstarr, kiffe Nas, Cypress Hill, Pete Rock & C.L, et passe mon Bac avec des Fila rouges, une salopette qui tombe et un crâne zébré de drôles de dessins.

Mat-bioJ’entre en fac à Montpellier, et ressors 4 ans après avec un mémoire en sociologie : « Le rap et la police. Etude de l’extrémité d’un discours ».
Six mois à écrire. Je me rends compte que j’aime. Ecrire. Vraiment.

Je deviens subitement chauve -révélation divine- suite à un concert des Roots, et me mets rapido à mes propres textes. Instrumentaux sur cassette audio, à fond dans l’autoradio en allant et revenant de mon premier boulot. Puis répètes en solo pour une fête de la musique.
Je serais donc Dizzylez, en hommage à ma cousine anglaise (Daisy Lees) et à tous les dyslexiques-des-oreilles qui entendent de travers ou font des assonances et des contrepèteries involontaires.

Ma troisième scène se fait à Marseille pour les « Sélections régionales pour le Printemps de Bourges ». La même année (2001), je découvre le slam au café des Lucioles à Paris où j’ai tellement faim de micro que je lâche un de mes textes a capella. J’ai droit à un petit merci de Pilot le Hot et à un grand sourire d’Agnès Soral.

Je rencontre Adrien (un jeune batteur) à un stage de djembé et croise K.S aux rares concerts de rap que la ville des Papes accueille. Nous montons un quartet basse-batterie-machines-platines-tchatche qui durera 4 ans. Premières parties à gogo, chantier des Franco, festivals, et suite à notre victoire à un tremplin…premier enregistrement studio.

Expérience « Vinyl Noise », deuxième maxi juste avant le split, début des Slam n Jam, quelques dates avec Bernard (vibraphone) et Lilian (basse), rejoints assez vite par Vincent.

Mat-bioNous sommes en juin 2009 quand je décide d’arrêter de bosser dans les écoles primaires pour me consacrer entièrement à la musique. Trois mois plus tard je remporte les « European Poetry Slam days » à Berlin.
J’étais un rappeur éclectique et un organisateur de soirées de poésie musicale, me voilà champion d’Europe de slam…
Toujours chauve, mais avec une casquette qui colle au crâne.

Faute d’un budget pour 4, première scène en Roumanie en duo avec Vincent. La sauce prend. « Jeux d’eau » de Ravel devient « Mon élément », suite de belles dates et (enfin…2011 !) un premier album enregistré au mythique studio la Buissonne (encore un hasard).
Le disque est presque exclusivement un « piano/voix », les gens disent : « c’est chouette, c’est reposant ».

Quelques dates à l’étranger, deux festivals d’Avignon, et une grosse centaine de dates en duo plus tard, l’envie d’enregistrer un projet solo s’impose. Avec des gens que j’aime musicalement.
Je recueille une large palette de musiques et me mets la tête dans le guidon de juin à novembre 2013.
Le résultat est un album-concept-mosaïque autour des indiens, des plumes et des anges…un ovni posé et doux dont je suis très fier !

pochette du cd aux anges
Maint’nant t’es grande // Aux Anges
  1. Maint’nant t’es grande // Aux Anges
  2. Cruciverbiste // Aux Anges
  3. Interview boîte à culture // Aux Anges